Référendum Nouvelle-Calédonie : Quel que soit le résultat, la France devra s'engager

Le referendum concernant l'accession à la pleine souveraineté et à l'indépendance aura lieu le 4 novembre en Nouvelle-Calédonie. Le PCF se réjouit que cette consultation se tienne à l'issue du long processus commencé avec l'accord de Nouméa, qui prenait acte des difficultés économiques et sociales du territoire et de la négation du peuple Kanak par l'état Français.

Colonie française entre 1853 et 1946, puis territoire d’outre-mer, la Nouvelle-Calédonie a été dotée d’un statut spécifique depuis 1998, avec une autonomie étendue et une citoyenneté néo-calédonienne distincte de la citoyenneté française.

Cette expérience originale a ouvert la voie au dépassement d'une situation de domination de la monopole et à la maîtrise de leur devenir par les citoyens Calédoniens. Ces évolutions sont observées avec un grand intérêt par les populations et les forces politiques des autres collectivités et départements d'outre-mer. Elles cherchent, dans leurs singularités, à dépasser une situation d'assistance-domination de la métropole, aspirent à la maîtrise de leur devenir et veulent trouver les voies d'un développement endogène.

Nous devons respecté le choix des Calédoniens de continuer dans cette voie.

Si le oui à l'indépendance sort majoritaire de la consultation, l'Etat devra s'engager et peser de tout son poids pour que la Nouvelle-Calédonie trouve sa place dans le concert des nations. Notre pays aura également à définir avec la nouvelle nation des rapports financiers et des partenariats étroits et respectueux permettant le développement économique et social du territoire-nation. Le respect le plus absolu de l'indépendance et des choix de cet Etat nouvellement né n'écarte pas les responsabilités historiques de notre pays, qui a des devoirs à remplir et des dettes à honorer.

Si ce devait être le non qui l'emportait, le statu-quo institutionnel ne saurait être de mise. Il conviendra de poursuivre le processus d'autonomie et de responsabilité engagé, de favoriser le développement endogène pour faire face au « tout transfert de marchandises » - un véritable couloir de consommation - entre la métropole et la Nouvelle-Calédonie.

Cela implique une politique de substitution à cette dépendance dans la production agricole et industrielle, des outils financiers impliquant l'épargne locale et les fonds publics, y compris européens.

Cela implique aussi la possibilité de nouer des accords commerciaux et d'échange, et des coopérations régionales. Il faudra travailler à la transmission de l'histoire et à la préservation de l'identité des populations pour extirper les relents colonialistes et les discriminations raciales qui perdurent. Cette reconnaissance de l'ensemble de valeurs culturelles et de la place des populations Kanak est un des éléments de la prise en main de son destin par le peuple lui-même.

Le 4 novembre est donc une date cruciale pour l'avenir du territoire Calédonien. La responsabilité de la France est engagée quelle que soit l'issue de la consultation.

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