Lycées professionnels : "un projet rétrograde"

En tant que DGESCO, Jean-Michel Blanquer avait déjà réduit d’un quart la durée de formation avec le bac pro en 3 ans. Aujourd'hui ministre, il s’acharne sur les élèves de lycées professionnels en proposant de tronquer la formation d'un trimestre supplémentaire. Les enseignements de langue, de français et d'histoire géographie seront les premiers sacrifiés.

Avec cette mesure, le gouvernement pourrait supprimer 5000 postes d’enseignants en lycées professionnels d’ici la fin du quinquennat.

 

Derrière cette reforme et les soi-disant « campus des métiers » qui calquent la voie professionnelle scolaire sur l’apprentissage, tout laisse à penser que le gouvernement projette de faire porter l’enseignement professionnel par les branches professionnelles, comme c’est le cas pour les CFA.

Ces branches, dirigées par le MEDEF, auront toute la liberté d’organiser la formation selon les besoins en main d’œuvre du patronat au détriment d'une éducation émancipatrice, celle qui donne les moyens d'une maîtrise future, individuelle et collective, de sa vie professionnelle, civique et privée. Il s’agit bien de former les travailleurs de demain comme des outils au service du patronat et de ses profits, au moment même où notre société aurait besoin de travailleurs et de citoyens plus qualifiés, capables de faire évoluer leur travail et de prendre des décisions complexes.

 

À ce projet rétrograde, le PCF oppose une autre ambition pour la voie professionnelle, au service de l'émancipation de toutes et tous.

Convaincu qu'il s'agit de former l'homme, le citoyen et le travailleur, le PCF souhaite :

- redonner aux savoir-faire professionnels toute leur valeur en les considérant comme constitutifs de la culture commune et en les introduisant dans les programmes scolaires dès l'école maternelle;

- ajouter une année de formation avant l'obtention du bac professionnel, pour donner à tous les jeunes le temps de s’approprier une culture de haut niveau.- proposer un enseignement de philosophie aux élèves des lycées professionnels;
- prolonger la scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans et interdire l’apprentissage avant 18 ans.

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