Prochain évènement

TDOR : Présence de la commission LGBTI du Parti - Fier.e.s et Révolutionnaires.

21/11/2018 à 00 h 30
Place Pigalle à Paris
Place Pigalle
Paris 75009
France
Comment venir ?

TDoR 2018 

La transphobie tue toujours et la lutte pour les droits des personnes trans reste d’actualité.



Le 20 novembre 2018, à 19h30 place Pigalle à Paris, le collectif Fier·e·s et Révolutionnaires du PCF prendra part au TDoR, la journée mondiale pour la mémoire des personnes victimes de transphobie (En anglais : Trans Day of Remembrance). Suite à l’assassinat de Rita Hester le 20 novembre 1998 à Boston, cette date est devenue partout dans le monde, un jour d’hommage à toutes les personnes qui ont perdu la vie parce que trans ou non-binaire.

Le collectif Fier·e·s et Révolutionnaires participe et soutient le rassemblement du TdoR. Il tient à rendre hommage à toutes les victimes de la transphobie, dénoncer ces crimes intolérables et montrer qu’il sera toujours présent dans toutes les luttes pour les droits et l’égalité pour tou·te·s.

Le 17 août 2018, Vanesa Campos, une travailleuse du sexe transgenre, a été sauvagement assassinée au bois de Boulogne et ses agresseurs courent toujours. Depuis 1 an, 369 meurtres transphobes ont été recensés dans le monde, soit un total de 2982 depuis janvier 2008. Des chiffres bien en-dessous de la réalité : la qualification de transphobie est rarement prise en compte par les autorités, car les victimes ne sont pas forcément déclarées trans.

Cette violence est aussi sociale. Ce sont les pertes d’emploi et le chômage, les difficultés pour se soigner, les stigmatisations permanentes dans chaque démarche du quotidien, la haine et le rejet trop souvent subis. Tout ceci favorise l’isolement, la dépression, la fragilité sociale et la précarité. Il n’est donc pas étonnant de constater que le taux de suicide chez les personnes trans est 4 fois supérieur que dans le reste de la population. Lucie-Anne R., qui a mis fin à ses jours le 6 août à Besançon, vient s’ajouter à la longue liste des victimes de la transphobie.

Cette situation alarmante nous rappelle à quel point les personnes trans peuvent être exclu·e·s des droits les plus fondamentaux comme la sécurité, la justice, l’accès aux soins, l’éducation, l’emploi. Les pays ne protègent que très peu les personnes trans, les lois les discriminent, la société intolérante les rejette.

Si la transphobie perdure dans la société, elle s’installe aussi jusque chez les dirigeant·e·s des grandes puissances, qui assument leurs positions transphobes et anti-LGBTI. Donald Trump envisage de revenir sur des acquis, et notamment de restreindre la définition légale du genre, pour en faire un état immuable et biologique. Jair Bolsonaro, veut interdire aux professeur·e·s d’aborder les questions sur le genre et l’orientation sexuelle avec leurs élèves et incite à la dénonciation et aux violences.

Les régressions des droits, les discriminations institutionnalisées et l’augmentation des violences ne peuvent être ni acceptées, ni banalisées. Nous devons rester vigilant·e·s, dénoncer les crimes transphobes, soutenir et aider les victimes, et nous devons continuer à nous mobiliser pour faire reculer les haines.



#Casse du travail
#État d'urgence
#Les solidarités
#L'agenda du PCF