Disparition d'Uri Avnery : Sa lutte contre l'occupation coloniale, contre l'apartheid et pour une paix juste et durable entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s ne s'éteindra pas avec lui

Homme de paix, de dialogue et de partage, Uri Avnery s'est éteint, ce lundi 19 août à Tel Aviv, à l'âge de 94 ans. Sa disparition plonge dans le chagrin toutes celles et tous ceux qui eurent le bonheur de le rencontrer, et toutes et tous les défenseur-e-s à travers le monde d'une paix juste et durable entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s.

Les communistes de France partagent la douleur de sa famille, de ses proches, de ses ami-e-s et camarades de lutte, et tiennent à leur présenter leurs sincères condoléances et à les assurer de leur pleine solidarité et entier soutien.

Né en Allemagne en 1923, Uri Avnery émigra avec ses parents à l'âge de 10 ans en Palestine, et dès l'âge de 15 ans, il participa de la lutte anti-coloniale contre l'occupation britannique. Fidèle à son engagement contre l'occupation, la domination et l'exploitation coloniales, il prit position dès les années 1950, pour « la création d'un État palestinien aux côtés de l’État d'Israël », prônant des « frontières ouvertes et la coopération entre les deux États ».

Uri Avnery n'aura dès lors de cesse de se consacrer à la « lutte mondiale pour la paix, la justice et l'égalité entre les êtres humains et entre les nations, et pour la préservation de notre planète ».

Journaliste et écrivain, Uri réalisa en 1982 un entretien exclusif avec Yasser Arafat avec lequel il entretint une forte relation de confiance fondée sur la recherche d'une paix juste et pérenne entre leurs deux peuples. C'est cette même confiance réciproque, au service de la justice et de la paix, qu'Uri Avnery et Marwan Barghouti, député palestinien, injustement emprisonné en Israël, partagèrent.

Fondateur en 1993, du Bloc de paix (Gush Shalom) Uri élargit le mouvement citoyen de solidarité, « Deux peuples, deux États », pour la solution à deux États dans les frontières de 1967 et la partition de Jérusalem ; et en 1997, il appela au boycott des produits des colonies israéliennes illégales en territoires palestiniens.

Le 2 juin dernier, rapporte le journal Haaretz, alors que l'armée israélienne bombardait comme elle continue de le faire la population de Gaza allant jusqu'à s'en prendre parmi les civils aux enfants en bas âge et aux personnels médicaux venus les secourir, Uri sut, comme il le fit tout au long de sa vie, faire entendre la voix des femmes et hommes de paix et de progrès d'Israël opposés à la politique raciste, xénophobe et meurtrière de leur gouvernement, en proclamant :« Mon cœur est avec la population de Gaza »

Uri nous quitte alors que le gouvernement israélien vient d'imposer sa scélérate loi d'apartheid contre laquelle se lève un large mouvement populaire inédit pour ce pays. Nous qui lui survivons, sachons être aussi persévérants qu'il le fut, aussi généreux, aussi « lucide et courageux » qu'Uri Avnery pour mettre bientôt un terme, définitif et heureux, au plus long conflit colonial de notre histoire contemporaine.

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