Argentine : Pour l’avortement légal, sans risque et gratuit

Le 13 juin prochain, le Parlement argentin se prononcera sur un texte de loi proposant la légalisation de l’avortement avec un délai de 14 semaines. Aujourd’hui, l’IVG est interdite sauf malformation du fœtus, danger pour la santé de la femme enceinte ou viol. Même dans ces cas-là, les exceptions ne sont pas respectées dans toutes les provinces.



450 000 femmes avortent par an selon le Ministère de la santé argentin. Ces IVG, illégales donc exercées dans des conditions précaires, sont la première cause de mort maternelle dans 17 provinces sur 24, et les ONG estiment 100 à 300 morts en 2016 des suites d’avortements clandestins.



Les féministes et progressistes argentin.e.s se mobilisent pour conquérir le droit à l’avortement, avec notamment la Campagne nationale pour le droit à l’avortement légal, sans risque et gratuit, regroupant 500 ONG, et connaissent un fort soutien populaire.



Après l’Irlande, nous espérons que l’Argentine sera le prochain pays à s’exprimer pour le droit à l’avortement. Il en va de la liberté des femmes, de leur santé. Ce serait historique en Amérique Latine, où seuls Cuba et l’Uruguay autorisent l’avortement, et cela permettrait d’être un point d’appui pour l’ensemble des femmes dans la région.



Le Parti Communiste Français est solidaire des femmes, des progressistes mobilisé.e.s pour le droit à l’IVG en Argentine et soutient le rassemblement du dimanche 3 juin à 14h place du Trocadéro.



Laurence Cohen et Hélène Bidard,

Responsables nationales des Droits des Femmes et du Féminisme

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