Sous-investissement dans les infrastructures de transport : le gouvernement persiste et signe

La ministre des Transports a présenté le 11 septembre la programmation des investissements de transports de l’État sur 10 ans. Ces annonces très attendues sont malheureusement plus que décevantes.

Notre pays souffre d’un sous-investissement de plus de 20 ans dans ses infrastructures. Pour le rattraper, le Parti communiste estime qu’il faudrait que L’État investisse plus de 5 milliards d’euros par an. Las, sur la période 2018-2022, le gouvernement prévoit d’investir même pas deux fois moins, soit 2,3 milliards d’euros par an.

Il l’annonce lui-même, de nombreux projets devront être retardés du fait de cette disette financière.

Un audit externe avait estimé à 1,3 milliards d’euros par an les investissements nécessaires pour remettre en état le réseau routier national : avec les 850 millions attribués il va continuer de se dégrader.

Le même constat  vaut aussi pour le rail : des milliers de kilomètres de voies sont déjà à vitesse de circulation limitée. La situation ne pourra qu’empirer. Et plusieurs grands projets vont être retardés.

Pour les voies cyclables, alors que 500 millions par an seraient nécessaires, le plan vélo qui sera dévoilé vendredi à Angers devrait attribuer dix fois moins, et encore.

Tout est l’avenant, celui de l’austérité. On ne peut pas faire un cadeau de 3,5 milliards par an aux plus aisés avec la baisse de l’ISF et en même temps investir dans les infrastructures.

Notre pays, ses habitants, ses infrastructures, méritent mieux. Les communistes seront mobilisés au quotidien, sur le terrain, à l’Assemblée, au Sénat, pour exiger les investissements à la hauteur des besoins et de l’indispensable transition écologique.

Jacques Baudrier, Animateur du collectif PCF sur les mobilités

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