Pourquoi je m'engage dans le tour de France des hôpitaux (Pierre Dharréville)

Dans tout le pays, les hôpitaux publics sont malades. Pas une semaine ne se passe sans que nous soyons alertés depuis un coin de France : déficits abyssaux, fermetures de lits, fermetures de services, fermetures d’hôpitaux, externalisations, personnels au bout du rouleau, bâtiments en manque de rénovation...

 

Cela est le résultat d’une longue succession de décisions politiques qui s’inscrivent dans un choix constant, celui de la compression forcée des dépenses de santé. Réduire les dépenses publiques et sociales est une obsession des gouvernements depuis des décennies, aveuglément, quand l’obsession devrait être de garantir l’égal accès à la santé pour toutes et tous. La tarification à l’activité qui s’inscrivait dans une logique de marchandisation de la santé a produit des dégâts considérables dans l’organisation des services de santé et les priorités d’investissement voire de soin. Il faut en sortir, et investir pour un service public puissant et modernisé, l’un des outils de l’Etat au service de l’humain.

 

Un mouvement populaire fort est en train de naître autour de cet enjeu. Nous voulons y contribuer, le donner à voir et à entendre. Nous voulons que ce mouvement populaire obtienne des victoires, qu’il devienne irrésistible et que l’aspiration profonde dont il est le témoignage oblige le pouvoir à prendre des décisions qui ne sont pas inscrites dans ses plans. C’est pour cela que nous avons engagé ce Tour de France des hôpitaux et que je m’y engage. C’est ainsi que j’entends exercer le mandat d’élu du peuple qui m’a été confié.

 

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Pierre Dharréville député des Bouches-du-Rhône

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