2017, Révolution numérique: Travail, Emploi quel avenir?

01/03/2017 à 19 h 00
5 participants seront là
Espace Niemeyer
2 place du Colonel Fabien
Paris 75019
France
Comment venir ?

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Sécurisation des parcours de vie, créativité, émancipation, passion contre Chômage, uberisation, aliénation, burn-out, « jobs à la con »

Débat avec Pierre Laurent (PCF), Sophie Binet (CGT), Noémie de Grenier (Coopaname), Diana Filippova (Ouishare).

Et interventions de grands témoins : Laurence Allard (Fablab de Nuit Debout), Michel Bauwens (Fondation P2P), Sophie Pène (Vice présidente du Conseil national du numérique, intelligence articielle), Denis Durand (section économique du PCF), Véronique Bonnet (April), Bernard Friot (Réseau salariat), Sylvie Mayer (ESS, PCF), Michel Lallement (chercheur au CNAM), Sébastien Broca (chercheur sur les logiciels libres et les Communs), Sébastien Elka (Ingénieur)

Entrée libre, inscription sur : https://framaforms.org/2017-revolution-numerique-quel-avenir-pour-le-travail-et-lemploi-1483036900

Un spectre hante les élections de 2017 : la révolution numériques et ses conséquences sur le travail et l’emploi. Certains donnent dans le techno-béat en faisant de l’ubérisation et des start-up le remède au chômage, d’autres versent dans le techno-catastrophisme en prédisant la fin du travail et propose un revenu universel. 

La question des rapports du numérique avec le travail et avec l’emploi, n’est cependant pas abordée sur le fond, alors qu’elle est déjà cruciale dans le quotidien des travailleurs et dans les luttes sociales : uberisation, droit à la déconnexion, notation numérique, transformation digitale des entreprises et des services publics. 

La robotisation fut-elle assistée de l’intelligence artificielle ne signifie pas la mort du travail humain, car contrairement aux robots seuls les êtres humains sont capables de donner du sens à leur activité

Des études prédisent une destruction massive d’emplois par le numérique en annonçant d’ici dix ans la disparition de 47% des emplois existants, d’autres sont plus circonspectes et avancent une perte de 9%. Le numérique génère donc des gains de productivité considérables dont l’utilisation est affaire de lutte des classes : Vont-ils aller à la finance ou à la réduction massive du temps de travail, à l’avancement de l’âge de la retraite, à la formation, à la sécurisation des revenus, à la création de nouveaux emplois répondant à de nouveaux besoins humains y compris suscités et rendus possibles par le numérique ? 

Le digital détruit de l’emploi salarié et crée dans le même temps un prolétariat des plateformes numériques qui ne bénéficie pas des protections d’un contrat de travail. 

 Avec le numérique, le travailleur fait moins appelle à sa force physique, à sa mémoire, ou aux automatismes mentaux, mais il est astreint à des injonctions à s’adapter, à réagir toujours plus vite et plus, à créer et à innover en permanence dans un environnement où il doit « coopérer » avec des robots, avec à la clef une perte de maîtrise, le burn-out et l’invasion de la vie privée par le professionnel. 

Le nouveau avec le numérique est la rapidité des changements, leur accélération, leur brutalité, et l’insécurité sociale qu’il génère.

Il pose donc la question de la sécurisation des revenus tout au long de vie qui est peut être abordée de multiples manières : revenu universel, salaire à vie, extension à tous du statut d’intermittent, sécurité d’emploi et de formation. À partir de l’expérience concrète des mutuelles de travail, en posant les questions du financement, de la fiscalité et en dénonçant la vision libérale d’un revenu de base de misère se substituant aux allocations sociales, ouvrons le débat, faut-il une sécurité d’emploi et de formation, un salaire à vie, une extension à tous du statut d’intermittents du spectacle ?

 Les craintes et les dangers sont aussi forts que les aspirations et les possibles. Il est urgent de co-construire des réponses progressistes face aux bouleversements engendrés par la transformation numérique. Si les citoyens ne s’occupent pas du numérique, d’autres s’en occuperont au bénéfice de leurs seuls intérêts en réduisant à l’impuissance la démocratie politique et sociale.

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