Le PCF condamne les pratiques du gouvernement israélien et exige la libération d'Ahed Tamimi et de tous les enfants palestiniens

Le procès d'Ahed Tamimi, qui devait débuter ce 31 janvier 2018, jour de ses 17 ans, a été reporté à la demande de son avocate au 6 février prochain, date également prévue pour le procès de sa mère, Nariman Tamimi.

L'armée israélienne a énoncé 12 chefs d'inculpation, dont « jet de pierres, incitation, agression et menace à un soldat », contre l'adolescente qui vient de passer un mois et demi à la prison militaire d'Ofer près de Ramallah, en Cisjordanie. Si elle est reconnue coupable, Ahed Tamimi risque jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.

Arrêtée le 19 décembre dernier à la suite d'une altercation quelques jours auparavant, au cours de laquelle Ahed et sa cousine, Nour, ont tenté de repousser les soldats israéliens qui s'étaient introduits dans la cour de la maison de ses parents après avoir blessé son cousin Mohammed, âgé de 15 ans, d'une balle en caoutchouc tirée en pleine tête.

La scène a été filmée par la mère d'Ahed, elle-même emprisonnée depuis ce jour, et a tourné sur les réseaux sociaux, provoquant une vague de protestation face à la violence utilisée par le gouvernement israélien et son armée contre les enfants palestiniens. Cette vidéo montre que la jeune fille, désarmée face à deux soldats armés et portant un équipement de protection, ne représentait aucune menace réelle.

Rien ne justifie le maintien de la jeune fille en prison. Israël continue de bafouer impunément le droit international, et notamment la convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant qu'Israël a ratifiée.

Le cas d'Ahed est loin d'être isolé, 350 enfants palestiniens sont à ce jour incarcérés dans les geôles israéliennes.

 

Le PCF condamne une nouvelle fois les pratiques du gouvernement israélien et exige la libération d'Ahed Tamimi ainsi que de tous les enfants palestiniens.

Il exige également la libération de notre compatriote Salah Hamouri, en détention administrative depuis 162 jours.

Le gouvernement français doit exiger leur libération immédiate et agir au sein de l'Union européenne pour que des sanctions contre Israël soient enfin prises. L'accord d'association entre l'Union européenne et Israël doit être suspendu tant qu'il ne se conformera pas au droit international et qu'il n'appliquera pas les résolutions de l'ONU.

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